Avant que Muhammadkhoja n'atteigne l'âge de 7 ans et n’entre à l'école, ses jambes ont commencé à trembler, et sa famille a commencé à s’inquiéter. Ainsi a débuté le calvaire de leur lutte contre un cancer de l’enfant.
Une nouvelle vidéo de l'OMS/Europe suit le difficile parcours de Muhammadkhoja vers la guérison et présente le système ouzbek de traitement des cancers de l'enfant par des médicaments efficaces dont la qualité est garantie, avec le soutien de l'Initiative mondiale de lutte contre le cancer de l'enfant de l’OMS et de la Plate-forme mondiale pour l'accès aux médicaments contre le cancer de l'enfant.
Une IRM a tout changé
« À un certain moment, Muhammadkhoja ne pouvait même pas monter les escaliers. Nous avons pensé qu'il était simplement fatigué par la chaleur. Il s'est affaibli et a perdu du poids. Nous avons pensé que c’était à cause de vers. Nous l'avons soigné contre les vers pendant 5 jours. Le médecin a dit que les vers avaient disparu. Mais il marchait encore plus mal », se souvient sa mère.
Après quelques jours à peine, les médecins ont confirmé la présence d'une tumeur cérébrale de grande taille et une intervention chirurgicale urgente a été recommandée. La famille a dû décider où son fils serait soigné. Des centres médicaux à l'étranger ont proposé des soins et, après que des connaissances ont proposé un hébergement pendant l'opération et la période de rééducation, la famille a choisi de procéder à l'opération à l'étranger.
L'opération a duré 2,5 heures. « Il n'a pas parlé pendant 20 jours », raconte sa mère. « Il ne souriait pas. Il avait peur de marcher ».
Puis, juste avant de rentrer chez lui, alors qu'il parlait en ligne avec des proches, il a soudain souri.
« C’est à ce moment-là que nous avons vraiment ressenti du bonheur », se souvient sa mère.
Aujourd'hui, Muhammadkhoja se rétablit. Après l'opération, il est rentré chez lui et a subi un programme complet de séances de radiothérapie et de chimiothérapie en Ouzbékistan. Son traitement s’est déroulé suivant un protocole international structuré.
L'histoire de Muhammadkhoja est au centre d'une nouvelle vidéo de l'OMS/Europe qui montre comment l'Ouzbékistan renforce son système de prise en charge des cancers de l'enfant – et comment ce système est conçu pour venir en aide à des enfants comme lui.
Le cancer de l'enfant est différent – et guérissable
Les cancers qui surviennent pendant l'enfance sont très différents de ceux qui surviennent à l'âge adulte. Les cancers de l'enfant sont étroitement liés à des facteurs génétiques et, contrairement à de nombreux cancers de l'adulte, ne sont pas en lien direct avec des facteurs de risque relevant du mode de vie ou de l'environnement, tels que le tabagisme, la consommation d'alcool ou une mauvaise alimentation.
Le cancer de l'enfant ne peut être évité, mais il peut être guéri.
Aujourd'hui, la plupart des cancers de l'enfant sont guérissables moyennant un diagnostic précoce et un traitement approprié. Pourtant, les taux de survie varient considérablement d’un point à l’autre de la Région européenne de l'OMS et de la planète. Dans les systèmes de santé disposant de ressources suffisantes, le taux de survie est supérieur à 80 %. Dans d'autres contextes, où le diagnostic est retardé, où l'accès aux médicaments est limité et où les systèmes de santé ne sont pas équipés pour des soins complexes contre le cancer, les taux de survie peuvent être inférieurs à 30 %.
Des politiques appropriées et une collaboration étroite avec la communauté internationale des soins de santé peuvent faire une grande différence.
Pour alléger le fardeau du cancer chez l'enfant, les pays ont besoin de dispositifs de diagnostic rapides, de spécialistes formés en oncologie pédiatrique, de protocoles de traitement actualisés, d'une continuité des soins et d'un accès fiable à des médicaments de qualité garantie.
L'Ouzbékistan s'est efforcé de renforcer chacun de ces piliers.
Bâtir un système qui sauve des vies
L'Ouzbékistan est un pays central de l'Initiative mondiale de lutte contre le cancer de l'enfant, et en 2024, il a rejoint la Plateforme mondiale pour l'accès aux médicaments contre le cancer de l'enfant.
Grâce à des partenariats entre l'OMS, le St Jude Children's Research Hospital, le Fonds des Nations unies pour l'enfance, l'Organisation panaméricaine de la santé et les autorités nationales, ce pays est en train de mettre en place un système de soins plus performant et plus durable pour les enfants atteints de cancer.
L'OMS/Europe travaille en étroite collaboration avec le ministère ouzbek de la Santé pour améliorer les protocoles de traitement et les aligner sur les normes internationales, afin de créer un système qui fonctionne pour chaque enfant.
La famille de Muhammadkhoja a dû se rendre à l'étranger au moment de l'opération, mais à l'avenir, l'objectif est de faire en sorte que les enfants puissent recevoir des soins de qualité plus près de chez eux, en Ouzbékistan.

